Le 8e “Grand 8”

Comme nous tous, vous êtes probablement dévasté(e)s à l’idée que le vendredi 28 septembre 2018 à 20H28 aura lieu la 8e et ultime édition du “Grand 8“.
Toujours au cinéma l’OMNIA, 28 rue de la République à Rouen, cette dernière soirée accueillera Leslie Lavielle et Yannick Lecoeur, réalisateurs du film Curse of the Flesh (l’un des 8 films programmés pour l’occasion) et Galina Guine, scénariste productrice au sein d’Imaka Films. Cette dernière présentera notamment le deuxième court métrage d’Anna Budanova, Among the black waves.

Mais soyez rassuré(e)s, si le “Grand 8” se boucle ainsi, c’est pour mieux renaître sous une autre forme dès l’année prochaine, pour mettre à l’honneur l’animation “alternative”, dans plusieurs lieux de Normandie.

Pour plus d’informations sur le dernier “Grand 8” et tout se qui l’entoure (marathon de l’animation, exposition), rendez-vous ici.

 

 

 

 

Off-Courts toujours

 

Cette année encore, Normandie Animation sera présente sur le festival Off-Courts à Trouville du 7 au 15 septembre 2018.

Deux de nos membres, Anthony Gandais et Nikodio y animeront tous les jours des ateliers d’initiation, ludiques et rigolos.

Le jeudi 13 septembre, journée traditionnellement consacrée à la création régionale, auront lieu successivement :
• l’Assemblée générale annuelle de Normandie Animation, de 14h à 15h30
• le lancement de la première Interprofession normande dédiée au cinéma et à l’audiovisuel, de 15h30 à 17h00
• une table ronde diffusée à partir de 17h30 sur la web tv d’Off-Courts réunissant les responsables des différents groupes représentatifs de professionnels (production, réalisation, création animée) et Normandie Images, agence régionale du cinéma et de l’audiovisuel.

La journée se terminera par le non moins traditionnel “pot normand” organisé par Off-Courts.

 

 

 

Paddington se la coule douce

Pendant que la mascotte* de Normandie Animation se dore la pilule au soleil, les forces vives de l’association s’activent durant tout l’été pour préparer une rentrée qui s’annonce mémorable à maints égards.

Une rencontre interprofessionnelle s’organise le 13 septembre 2018 lors de l’apogée normande du Festival Off-Courts (Trouville).
Réunissant les associations représentatives des producteurs, réalisateurs et professionnels de la création animée, cette “Interpro” marquera certainement l’acte de naissance d’un projet d’envergure, inédit dans notre région.

Même jour, même lieu, se tiendra l’AG de Normandie Animation. L’occasion de regrouper l’ensemble de ses membres, anciens et nouveaux autour d’un verre de cidre, les orteils en éventail face à la mer.

La “Fête du cinéma d’animation” qui suivra en octobre nous occupera pleinement comme chaque année.
Au même moment, nous célèbrerons avec une joie non feinte, l’inauguration du premier véritable studio de production d’animation digne de ce nom en Normandie. D’autres pourraient suivre dès 2019.

Belle été à toutes et à tous.

 

* Pourquoi Paddington ? Parce que.

 

 

Le marché de l’animation en 2017

Comme chaque année depuis dix ans, le Centre National du Cinéma et de l’image animée profite du festival d’Annecy pour publier son bilan annuel du marché de l’animation.

La consultation de ce document  de 150 pages est toujours aussi indigeste sur la longueur, en dépit de réels efforts de mise en page pour le rendre plus accessible, mais son contenu demeure indispensable à l’appréhension relativement objective d’un marché – très largement dynamisé par la série-télévisée-qui-ramolit-les-cerveaux – marché qui s’est rarement aussi bien porté.
En surface du moins.
Car on relèvera, par exemple, au détour d’un diagramme ou d’un tableau de données chiffrées, la diminution de la production des longs métrages de cinéma (sans parler de leur spectaculaire baisse de qualité narrative, mais ça tout le monde s’en fiche), la persistance des inégalités hommes-femmes (malgré la nette féminisation des emplois permanents), la précarité croissante des emplois “en tension” (sans parler des abus d’un nombre croissants de producteurs peu scrupuleux), l’écrasante et pérenne domination des films formatés (de type “blockbuster”) au box office.

Cela dit, voyons le verre à moitié plein : ce bilan annuel, placé en perspective des précédents, le montre indiscutablement la culture de la création animée poursuit son inéluctable contamination des publics (spectateurs, artistes, décideurs institutionnels et économiques), en France comme ailleurs.
Qui s’en plaindra ?

 

> téléchargez le bilan du CNC

 

 

 

 

“Une préhistoire du cinéma”

La première conférence de Jean-Christophe Perrier, consacrée aux origines du langage cinématographique, se déroulera au cinéma Gérard Philippe de La Ferté Macé, le 28 juin prochain, à 20h30, dans le cadre de la “Fête du cinéma”. Entrée libre et gratuite.

Cette “ciné-conférence” se veut accessible à tous les publics. Elle sera illustrée par des documents visuels, audiovisuels, animés.
Son contenu présentera la synthèse d’une dizaine d’années d’études sur un sujet méconnu, objet de nombreux débats et controverses dans le domaine de l’histoire des arts et des cultures de l’humanité.

Bien avant l’invention de la caméra (1895), les artistes de tous horizons ont tenté – sans moyens mécaniques – de représenter le vivant : le dynamisme du mouvement, le temps qui s’écoule, la continuité d’une action puis d’un récit. Des rouleaux peints du haut Moyen Âge japonais et chinois, à la colonne Trajane, en passant par les fresques sculptées du Parthénon, du “zootrope néolithique” à l’hypothèse vertigineuse de l’existence d’une “paléo-caméra”, il s’agira de remonter pas-à-pas aux sources de la représentation graphique du mouvement, de la temporalité et de la continuité narrative dans l’art.

Renseignements : contact@anima-studio.com

 

Reconstitution d’un “thaumatrope paléolithique” avec des outils
et matériaux possiblement utilisés il y a environ … 13 000 ans.

 

 

Les besoins en compétences de la filière industrielle française du cinéma d’animation

Une étude récemment publiée par l’Observatoire des Métiers de l’Audiovisuel (CPNEF/AFDAS) permet de connaître et de comprendre les besoins en compétences de la filière – principalement industrielle – du film d’animation en France. Cette nouvelle accumulation de chiffres et de diagrammes est toutefois passionnante car éclairante aussi bien pour les professionnels (de la production à la formation) que pour les jeunes qui se prédestinent aux métiers de la création animée.

On le sait, le secteur de l’animation en France a atteint un stade critique, au point que la plupart des studios peinent à recruter sur des postes spécifiques faute de candidats expérimentés, et pas seulement en matière de maîtrise technique (cf. schémas ci-dessous).
Une situation peu ou pas prise en compte par les pouvoirs publics (en témoignent les récentes orientations envisagées de la réforme de l’audiovisuel).
La présente étude, accessible ci-dessous dans sa version complète ou synthétisée, est accompagnée de fiches-emplois détaillant la nature des métiers de l’animation, les compétences et les cursus de formation qu’ils requièrent. A toutes fins utiles…

Sous peine de voir se tarir une source d’énergies et de synergies puissante et durable, la filière tout entière se trouve face à quatre enjeux majeurs :
anticiper les évolutions du secteur et développer l’accès à la formation continue,
renforcer le caractère professionnalisant des offres de formations initiales et faciliter l’insertion professionnelle,
développer le vivier de professionnels du film d’animation (lequel, répétons-le, outrepasse largement le registre cinématographique !)
– et favoriser la pluridisciplinarité et les mobilités professionnelles.

> L’étude intégrale
> Sa synthèse
> Les fiches-emplois

 

 

 

2e comité de pilotage de LANIMEA

Le projet de la première école d’animation normande avance.
Le lundi 18 juin se tiendra au Pôle Régional des Savoirs de Rouen, le deuxième comité de pilotage de l’établissement de formation qui ouvrira ses portes courant 2019 à Caudebec-lès-Elbeuf (76).
Cette rencontre permettra notamment de dresser un bilan de la première période de préfiguration (saison 2017-2018), ainsi qu’une présentation de l’écosystème régionale dans lequel l’école va s’inscrire, de la communication et des prochaines étapes du projet.

Aux côtés des membres de l’équipe de LANIMEA et des représentants des institutions concernées, les membres de ce comité de pilotage seront :
• Thomas Astruc, directeur d’animation et story-boarder
• Quentin Deleau, infographiste-animateur freelance en animation “3D généraliste”
• Claude Duty, réalisateur
• Fred Duval, scénariste
• Richard Patry, PDG de Nord-Ouest Exploitation Cinémas (NOE), président de la Chambre syndicale des Cinémas de Normandie, président de Normandie Images
• Jean-Christophe Perrier, graphiste, chef de projets multimédias, fondateur de Normandie Animation
• Guillaume Pracht, auteur-scénariste et product owner chez Aslak Studio
• Babette Vimenet, directrice d’écriture pour France Télévision

 

 

 

 

“Atelier sauvage” au Psychedelic Rock Show

psychedelique_rock_show2018

Normandie Animation participera à la 3e édition du Psychedelic Rock Show, le samedi 26 mai. Le festival se déroule en plein air sur le site communautaire de la Demeurée (St-Contest, au nord-ouest de Caen).

Rappel du concept des “ateliers sauvages” : pratiquer l’animation avec les publics qui se présentent, quels que soit leur âge, leur prédisposition à la création artistique, leur état d’ébriété…
Chaque session est l’occasion pour les membres de N.A d’expérimenter de nouvelles manières de promouvoir et de transmettre les rudiments de la création animée intuitive, décomplexée, débridée.
Rendez-vous à partir de 15h.

> quelques infos complémentaires sur la programmations du festival

 

psychedelique_rock_show2018_affiche

 

 

 

Fin de résidence à la Bourboule pour Nikodio

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Après de nombreuses semaines de résidence “au fil des saisons” avec l’école de La Bourboule, Nicolas Diologent (aka Nikodio) y retourne pour le festival “Plein la Bobine”, du 26 mai au 1 juin.
Il y présentera le résultat du travail réalisé avec les classes mais aussi l’avancement de ses projets entamés sur place.

Deux séances lui seront consacrées autour de son parcours, de ses courts métrages et travaux de recherches autour de l’image animée/dessinée/”phonotropée”/baladée/crayonnée/chiffonnée dans les rues de France ou de Rome.

> le site web de “Plein la Bobine

 

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Blue Eyes de Sylvain Doussa

 

“Pour célébrer la sortie de leur nouvel album “Times To Come”, le groupe allemand de rock psychédélique Love Machine a fait appel à Sylvain Doussa pour réaliser Blue Eyes, un clip en animation 2D.
Afin de souligner l’onirisme des riffs du quintet allemand, le film plonge dans un univers fantasmagorique dans lequel on suit une jeune femme bleue aux travers d’une multitude de tableaux métaphoriques. Le sens, c’est le spectateur qui le créer avec ce que les tableaux font raisonner en lui.
Les influences du réalisateur sont nombreuses, de La Planète Sauvage de René Laloux jusqu’aux perspectives impossibles de Maurits C. Escher ; le film se veux être un crescendo hypnotique, depuis l’étrange vers la folie, dans un univers aux couleurs acides en perpétuel renouvellement.

Ce film est le septième court métrage du réalisateur, qui a ici collaboré avec Marine Duchet pour la création de certains éléments de décor.”

Ci-dessous, quelques images de pré-production :

TimesToCome_Sylvain_Doussa01

TimesToCome_Sylvain_Doussa02

TimesToCome_Sylvain_Doussa03

TimesToCome_Sylvain_Doussa04